jeudi 23 décembre 2010

BoubouShoot-


 Non non, vous ne rêvez pas, BoubouShoot reprend vie et débarque dans vos favoris, faites lui une place au chaud dans votre cœur! On claque tous des mains et on dit "merci Lewo, t'es trop beau" parce que c'est ce vieux frère de rien qui m'offre ce cadeau pour noël! 

Bonne  visite!

vendredi 10 décembre 2010

Lycanthropie-


A mes nuits d'août,

Au loin
Les loups hurlent
Comme la mort
Dans mes reins.
L’alcool dévaste l’alcôve
Et de ton corps, ne restent
Que l’épave et l’auréole
Des seins.
Dans mon lupanar
Folle, ma gueule avale
Des fumées vespérales
Fatales. Car
Au loin
Les loups hurlent
Comme la mort
Dans mes reins.
Mes dents, d’accro, de crocs
Te grignotent en placebo
Et s’éclate le venin
Dans mes veines, en sanglots.
Et ma queue, épineuse
Aux accrocs de ton cadavre,
S’empoisonne aqueuse
Se noie dans sa bave.
Et les loups hurlent
Au loin
Comme la mort
Dans mes reins.
Photo : Lydia par Amparo-

mardi 30 novembre 2010

Théophile Gautier-



« Non, imbéciles, non, crétins et goitreux que vous êtes, un livre ne fait pas de la soupe à la gélatine ; - un roman n’est pas une paire de bottes sans couture ; un sonnet, une seringue à jet continu ; un drame n’est pas un chemin de fer, toutes choses essentiellement civilisantes, et faisant marcher l’humanité dans la voie du progrès.
De par les boyaux de tous les papes passés, présents et futurs, non et deux cent mille fois non. On ne se fait pas un bonnet de coton d’une métonymie, on ne chausse pas une comparaison en guise de pantoufle ; on ne se peut servir d’une antithèse pour parapluie ; malheureusement, on ne saurait se plaquer sur le ventre quelques rimes bariolées en manière de gilet. J’ai la conviction intime qu’une ode est un vêtement trop léger pour l’hiver, et qu’on ne serait pas mieux habillé avec la strophe, l’antistrophe et l’épode que cette femme du cynique qui se contentait de sa seule vertu pour chemise, et allait nue comme la main, à ce que raconte l’histoire. »
Extrait de la préface à Mademoiselle de Maupin, 1835.
Photo : Théophile Gautier par Nadar.

mardi 23 novembre 2010

Une nuit bordelaise-


 

A cette « incertitude qui nous charme ».


Elle est belle comme la nuit. Comme Dada, sublime et convulsive. Une nuit, elle vous invente un monde et une autre, elle le détruit. Elle ressemble à ces phrases interminables, des écrivains qui tentent la rupture. Elle est une inspiration profonde, suivie d’une logorrhée hystérique et frénétique, jusqu’à l’épuisement des poumons. Tenter l’étouffement.  Voilà ce que c’est de vivre, un grand souffle gorgé d’absurde, qui dévaste le temps. Elle dévore l’humain et l’inhumain en un rire burlesque et strident, se réveillant alors à la morsure du chat. Elle écope l’écume, qui suinte de la gueule des bâtards puis, les embrasse en suçons purulents. Elle est belle ma nuit bordelaise. Quand tu la regardes au fond des yeux, tu quittes l’orbite et tu t’écrases dans sa bouche d’égout. Des caniveaux, t’en rigoles. Ils drainent moins de larmes que tes joues. Et pourtant, pourtant. Pourtant la nuit se suspend parfois. Elle suce les pendus qui sèchent au vent, dont les cœurs suspendus, crachent encore leurs ultimes douleurs. Alors, la corde à linge autour du cou, les secondes défilent. Dis moi, existes-tu encore? Quand le temps te devance, que le contrôle se défait? Tu n’es alors qu‘un pantin, tiré par des lacets. Tu rejoins les clochards métaphysiques des bas côtés, des rigoles éplorées. Il n’y a pas à dire, la vie pue l’essence. La nausée mord la tripe et les moteurs prennent corps. Toi tu n’es rien, à part ton existence. Ta pure et torturée existence. Et parfois, oui parfois, je me dissous en elle, dans la soude de tes prunelles. Mais la pluie ressoude les pavés éclatés, le lendemain, coulent les traces de nos pas dans les failles de l’asphalte.  La ville de nuit est un tableau, dont les couleurs émanent d’une palette de vomissures et dont la lumière prend feu dans l’acidité des réverbères.
Ma nuit bordelaise, c’est toi. 

Octobre 2o1o-
Photo : Vladimir Borowicz.

lundi 15 novembre 2010

Vérole-


Aux oripeaux de chair,

Mademoiselle,
J’aboie à elle,
Mes voyelles
D’abeilles.
Mes danses bilabiales,
Médianes et latérales,
S’écrient en un râle
Tout pâle.
Moi qui suis dans ton dos,
Berceau du ruisseau,
Où autrefois, coulait mon flot
Sans mot.
Maintenant, de mes artères,
Fuient de larges vagues amères,
Et de l’écume en bulle d’air
D’éther.
 Octobre 2o1o-
Photo : Changer le monde, de Gilbert Garcin

mercredi 3 novembre 2010

Naissance de Gargantua-


Un peu de contexte : Grandgousier et Gargamelle, respectivement, père et mère de Gargantua, attendent leur rejeton depuis déjà 11 mois. Que faire en attendant que l'ogre veuille sortir? Quelle question, boire à plus soif et manger à plus faim ! Jusqu'au jour où...
«[...]Peu de temps après, elle commença à soupirer, à se lamenter et à crier. Aussitôt, des sages-femmes surgirent en foule de tous côtés; en la tâtant par en dessous elles trouvèrent quelques membranes de goût assez désagréable et elles pensaient que c'était l'enfant. Mais c'était le fondement qui lui échappait, à cause d'un relâchement du gros intestin (celui que vous appelez le boyau du cul) dû à ce qu'elle avait trop mangé de tripes, comme nous l'avons expliqué plus haut. Alors, une repoussante vieille de la troupe, qui avait la réputation d'être grande guérisseuse, et qui était venue de Brisepaille, près Saint-Genou, voilà plus de soixante ans, lui administra un astringent si formidable que tous ses sphincters en furent contractés et resserrés à tel point que c'est à grand-peine que vous les auriez élargis avec les dents, ce qui est chose bien horrible à imaginer; c'est de la même façon que le diable, à la messe de saint Martin, enregistrant le papotage de deux joyeuses commères, étira son parchemin à belles dents. Par suite de cet accident, les cotylédons de la matrice se relâchèrent au-dessus, et l'enfant les traversa d'un saut; il entra dans la veine creuse et, grimpant à travers le diaphragme jusqu'au-dessus des épaules, à l'endroit où la veine en question se partage en deux, il prit son chemin à gauche et sortit par l'oreille de ce même côté. Sitôt qu'il fut né, il ne cria pas comme les autres enfants: "Mie! mie!", mais il s'écriait à haute voix: "A boire! à boire! à boire!" comme s'il avait invité tout le monde à boire.[...]»
 Maintenant, je crois enfin me souvenir du jour de ma naissance, merci tonton Rabelais...

Gravure de Gustave Doré.

samedi 30 octobre 2010

Syndrome de Stockholm-




 Aux résidus de chairs,

L’amputée fraction,
De nos chairs
En action,
Pour la der des ders,
Ouvre animal
Ce bal lacrymal
Où tu tires avec
L’arme de mes yeux
Chauds et fumeux.

Dans mon cou
L’œil de ton
Canon en
Tire, des coups,
De soumission.
Et cette balle lacrymale
Pénètre mon corps
Suintant alors,
Des larmes létales.

Coulèrent sur ma joue
De l’amour en syndrome
Dès que tu m’as eu en joug
Dans les belles rues de Stockholm.

Ravisseur, ravissante
Tu essuies vacillante
Le canon rubicond.
Et tu, tues. Laissant
Pour la der des ders
Viandes et chairs
En putréfaction.

Septembre 2o1o.
Photo : Parabellum, de Jan Saudek, bien sûr.

samedi 31 juillet 2010

Amande-




Mon âme en deux,
Mes yeux.
Mon âme mande,
Tes yeux.
Deux âmes, mendiaient
Nos yeux.
Mes yeux, noirs insecte
Manifestent, l’inceste,
De tes yeux
D’amande.

Mars 2o1o.

Photographie : Un énorme merci, pour leur participation, à Galorbe et à Amande, respectivement
  photographe et modèle de talent.

mercredi 21 juillet 2010

Oripeaux de chair-


Comme si chaque mot ouvrait ma chair, la torturait, l'infectait et la pourrissait. La lecture tue.

Comme une vie se dépayse ! Les années fuient et laissent l’homme après tant de pérégrinations et de métamorphoses, absolument semblable, soi-même, à l’occasion d’une petite similitude morale, d’une circonstance qui fait qu’on se souvient. Est-il vrai qu’on aime qu’une fois dans sa vie ? J’ai rencontré des êtres qui le pensaient. Je l’ai cru parfois. Maintenant je m’oppose avec violence à cette conception inhumaine. L’amour est pourtant aussi haut pour moi. Il est resté tout ce que j’aime. Ce qui fait tout plier. Ce qui fait abandonner tout au monde, et c’est très bien ainsi.
Il y avait des années que je n’avais rencontré ce qui pour moi se revêtit concrètement d’une apparence, ce mirage de l’eau noire, Irène. L’autre image, la vivante, que j’avais essayé d’effacer avec elle, avait-elle disparu vraiment ? Cela est bien dur à penser, pour quelqu’un qui souvent éprouve le prix de l’éternité. Elle avait disparu, elle avait disparu. J’étais follement amoureux d’une femme extraordinairement belle. D’une femme en qui j’avais cru, comme à la réalité des pierres. D’une femme que j’avais cru qui m’aimait. J’étais son chien. C’est ma façon. […] Le soir se passait avec deux ou trois petits verres. Ah c’était un été. Un été d’attente. Celle que j’aimais, non je ne me laisserai pas aller à parler encore d’elle. Je revois trop précisément  un instant dans un jardin public de Paris, elle avait, sur les genoux, les glissantes feuilles que j’avais écrites pour elle en ce temps-là, c’était le printemps, derrière un café, sur des chaises de fer. Si elle veut savoir l’idée que j’ai gardée d’elle, qu’elle soit heureuse : elle m’a laissé l’image prodigieuse de l’agonie, et merci à elle !
Texte : Louis Aragon, Le con d'Irène
Photographie : Shahabalov

mardi 15 juin 2010

Los amantes-


Como si fuera yo que te lo aullaría...

Para la carne.

Quisiera oír la historia
de ese amor tan ciego
que ocurrió en mi pueblo
historia que un gitano imagino
la historia que vivió en silencio
quisiera oír la historia por favor
de los amantes que murieron
murieron y mas tarde renacieron
y volvían a morir en cada encuentro

Amantes que se escondían
debajo de las adelfas
amantes que se besaban
con una pasión inmensa

Amantes que se perdían
por esos verdes caminos
amantes que se abrazaban
temerosos del destino

Mares de dudas
sueños de fuga
duelo de muerte en vida
por la locura por la locura

Quisiera oír la historia...

Amantes que se encerraban
entre esas cuatro paredes
amantes que con sus cuerpos
daban el dulce a las mieles

Amantes que lo dejaban
con lagrimas en el alma
amantes que ya buscaban
los sabores de la calma

Mares de dudas...

Amantes que en el recuerdo
se siguen enamorando
amantes que sus vivencias
otros las van encarnando


Mares de dudas
sueños de fuga
duelo de muerte en vida
por la locura por la locura

[...]


Pele y Susi, Vicente Amigo - LOS AMANTES

mardi 8 juin 2010

St Michel en Musique !-


 


Faites plaisir à Boubou, votre poète préféré et viendez boire de la bière et bouffer d'la ziK toute la nuit.

Premier festival au sein des Fous du Roi, inch'allah.

Je découvre la vie, l'amour et la joie du bénévolat paraît-il !

Samedi 26 juin, 16h
St Michel de Rieufret (33)
Gratuit, œuf corse !

lundi 7 juin 2010

Sol Do Mi-


Il y a dans ta chair
Un petit garçon
Caché au derrière
De ton délicieux con

Il y a en toi, ma chair
Ce petit garçon
Brun, au goût amer
Luc est son nom

Je l’ai même rencontré hier
Il était un peu rond
Il m’avalait de son œil fier
Où se noierait un poisson

Luc m’égorgeait
Me crachait à la figure
Les miasmes calcinés
Qui formaient la sciure

Je nageais dans le poison
De ses dents gâtées
Qui mâchaient à lésions
Des corps digérés

Il mordait de plus belle
Je le grondais, le fessais
Criais à en perdre haleine
Puis il me relâchait

Je baisais ses deux joues,
Dieu ne pu qu’être jaloux
Lui qui, dans ses prières,
N’embrasse que deux hémisphères.
Photo : Bouboushoot

lundi 17 mai 2010

Poema dadaísta-



Dada enfadada.
Da, da,
Dámela
La Dada
Enfadada.

ABCD, collage de Raoul Hausmann, 1923/1324

jeudi 22 avril 2010

Araignées-


Les araignées
Et lézards damnés,
Avec art régnaient,
Et par tant d’années,
Sur des armées
Désarmées
D’art, mais
Des Tsars nés,
Des arts d’aimer
Et des fards hantés,
Ont déraciné
Des rats si niais
Et des arts signés,
Par des dards saignés
D’art d’araignées.
Photo : BoubouShoot

vendredi 16 avril 2010

«Aumonymes»-


Jouons, jouons encore...

Toutes les prises sont prises
Mais l’éprise m’a prise !
Paraît qu’les vers sont verts,
(Les versants vers,
Les verres sans ver)
Mais les verres en dévers
Se brisent en un éclat de vers !
(Ô Dewaere ! )
Les racines du saule au sol
Atteignent les sous-sol des lucioles.
( Éteignent les sous soldés Lucie yoles ? )
Une fois, ma foi
Je vis, un vit
A mon avis, sans vie.
Alors ! Ah l’or !
Qu’il était
(Qu’illettré)
Au plus haut !
Oh ! plus d’eau !
Dans la mer
Des mères amères,
Les âmes errent…

lundi 12 avril 2010

Nouvel article-


Besoin de décompresser, alors voici un petit bidule griffonné il y a près d'un an et que j'ai réécrit il y a quelque temps...


Penser à des formes que l’on déforme ;
Des formes, en forme, fermes et en normes !
Mais les formes des nonnes sont énormes ;
Des formes, hors normes et hors d’homme !
On sonne les bonnes, qui forment
En rond, des mômes en tonnes
Qui déforment les formes en forme
Et forment des rondes en bonne et due forme.
Mais déformer une nonne même ferme et en forme,
N’est pas une norme en bonne et due forme !

Photo : René Maltête, un virtuose dans son domaine.

jeudi 8 avril 2010

«L'homme est un roseau pensant»


MIAOUW est un persan puceau.
MIAOUW est un pinceau rasant.
MIAOUW est un cerceau rotant.
MIAOUW est un veau de harengs.
MIAOUW est un ciseau votant.
MIAOUW est un sirop d’argent.
MIAOUW est un roseau berçant.
MIAOUW est un taureau pensant.
MIAOUW est un taureau berçant.
MIAOUW est un roseau pensant !

Mais est-ce que MIAOUW panse les maux roses ?

mercredi 31 mars 2010

L'abécédaire romancé-


Nous restons donc, dans les contraintes poétiques, avec l'abécédaire romancé...

Définition :

L'abécédaire romancé est une histoire brève dont chaque mot commence par une lettre différente. Tout cela en suivant -scrupuleusement- l'alphabet : premier mot : lettre A, deuxième mot : lettre B et cætera...

Essai :
Ah ! Beau con !
Délicieux et fertile !
Gros ! Hideux ! Irrévérencieux !
Je kiffe les matrices nauséeuses où pénètrent,
Queues, rarement sages !
Trouvez(-moi) un vagin (au) whisky (et) xénophile ;
Yang (et) Zazoue !

lundi 29 mars 2010

L'absuridté du chromosome-



Rappel de la contrainte :
Prendre sagement la description du génome humain. En isoler le chromosome Y. Ecrire un texte où chaque mot successif doit commencer par la lettre appropriée dans la séquence. La ponctuation est un élément libre. Une contrainte vulgaire n'oblige chaque mot qu'à inclure la lettre appropriée. Des variantes peuvent être envisagées sur d'autre chromosomes moins intéressant que l'Y.

Séquence utilisé pour l'essai :

TGAAACTACAGCCCAGACACATTATCATTTTTTAAAACTATACCATATATTTCAGTATGC



Ta gueule! Ah! Ah! Ah! Contente?(Talons aiguilles compris, Adèle, grosse coqueluche, court) Conneries! (Adèle geint affolée, ceinture attachée) Conneries Adèle! (Ton taciturne) Ah …! (Tachycardie) Comment?! Adèle! Tu tu te te tu t’admires? Amorphie, adipeuse, affreuse, contente? (troublée) Adipeuse…? (triste) Affreuse? (contente) Contente? Admire ton agilité ténébreuse Adèle! Ton teint, ton cou! (affolée) Garde ton âme,(triste) gros cul …!




Photo : Shahabalov

jeudi 11 février 2010

Malou-

 

A malou.

Tout coule et roule
En boule sous la rouille.
Sourde, elle boude et
Soude mon cœur à sa houle.
Saoule et maboule, malou,
Tant loup que louve,
Secoue sa bouille de belle poule
Et fouille son corps en joug
De kilojoules.
Fripouille, elle embrouille
Et souille la rouille en boule
Qui roule et coule
Sous ses joues. Malou n’aime
Pas la foule et glisse
Sous la mouille de ses
Ardeurs. Malou, loue mon cœur.
Malou ma sœur, malou ma goule.

Photo : Jan Saudek, bien sûr.

vendredi 5 février 2010

Folie oisive-

 

Toujours sur un air de Serge.G, toujours à ma chair.


Tout autour de toi
Se perdent mes dix doigts
Comme des vautours
Veulent te faire l’amour

Tout autour de nous
Chantent les oiseaux
Un truc qui rend fou
La valse des corps-beaux

Tout autour de moi
Très haut, tu t’envoles
Et laisses mes dix doigts
Coudre ma camisole

Photo : Encore un Russe.

mercredi 3 février 2010

Le phoenix suicidaire-

 

Paraît que le Grand Miaouw  s'est encore réincarné... mais son rejeton continue.

 

Lyon-




 A ma chair, sur un air de Serge.G

Madame, même si mon gras
Ne trouve plus vos bras.
Se baladent mes longs doigts
Le long de vos bas.

Madame, je vous l’implore
Eventrez-moi.
Madame, à  la tête d’or
Traboulez-moi.

Rentrez donc par mon sein
Ressortez par mes reins.
En laissant traîner vos couteaux
Le long de ma peau.

Bouffez violemment mes entrailles
Au clair-obscur d’un vitrail.
Et s’il n’y a rien qui vaille
Etendez-vous sur le rail.

Et comme se rejoignent en cône
Le Rhône et la Saône.
Et comme vous êtes bonne
Quand vous êtes Lyonne.

Et comme un long métro
Qui plonge dans l’eau.
Mon corps lent et adipeux
Vous emmène aux cieux.

Que j’aime les cris de ta bouche
L’écrit je te dis.
Même si tu trouves louche
Mon ventre rebondi.

Sans gerber mon romantisme
Tu me manques un peu.
Et sans cacher mon euphémisme
Madame, je te veux.
 Photo : Shahabalov, un photographe Russe.

dimanche 10 janvier 2010

Mano Solo-




Requiem pour un dimanche soir qui m'arrache le cœur.
Il y a une partie de moi qui est morte ce soir...




...Mano solo.

" Tant que quelqu'un écoutera ma voix, je serai vivant "