Aux oripeaux de chair,
Mademoiselle,
J’aboie à elle,
Mes voyelles
D’abeilles.
Mes danses bilabiales,
Médianes et latérales,
S’écrient en un râle
Tout pâle.
Moi qui suis dans ton dos,
Berceau du ruisseau,
Où autrefois, coulait mon flot
Sans mot.
Maintenant, de mes artères,
Fuient de larges vagues amères,
Et de l’écume en bulle d’air
D’éther.
Octobre 2o1o-
Photo : Changer le monde, de Gilbert Garcin.


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