A ma chair, sur un air de Serge.G
Madame, même si mon gras
Ne trouve plus vos bras.
Se baladent mes longs doigts
Le long de vos bas.
Madame, je vous l’implore
Eventrez-moi.
Madame, à la tête d’or
Traboulez-moi.
Rentrez donc par mon sein
Ressortez par mes reins.
En laissant traîner vos couteaux
Le long de ma peau.
Bouffez violemment mes entrailles
Au clair-obscur d’un vitrail.
Et s’il n’y a rien qui vaille
Etendez-vous sur le rail.
Et comme se rejoignent en cône
Le Rhône et la Saône.
Et comme vous êtes bonne
Quand vous êtes Lyonne.
Et comme un long métro
Qui plonge dans l’eau.
Mon corps lent et adipeux
Vous emmène aux cieux.
Que j’aime les cris de ta bouche
L’écrit je te dis.
Même si tu trouves louche
Mon ventre rebondi.
Sans gerber mon romantisme
Tu me manques un peu.
Et sans cacher mon euphémisme
Madame, je te veux. Photo : Shahabalov, un photographe Russe.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire