« Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.»
A ma chair,
Lumière de ma vie…
Cherchez-donc et nourrissez-vous donc de votre Humbert Humbert, croyez-donc que le monstre n’était qu’en fait, ébranlé par une furieuse passion, épanché, piégé. Construisez-donc une jolie symphonie où la mauvaise note serait la bienvenue, où le chœur amer et nasillard, ferait couler la pitié. Achevez donc l’histoire, en un coup bouleversé et rendez-vous compte qu’il n’était qu’un homme. Car c’était bien un homme, un homme comme vous, un homme comme moi, ce monstre était un homme. Moi-même, je pourrais le comprendre et même j’ose, je le comprends, car si cet homme a été percuté, comme je l’ai été, par votre insolente existence, il y avait de quoi trébucher. Seulement, cet homme, n’a pas eu ma chance, lui, n’était pas à sa place et sa faute a été de ne pas bouger, d’y rester et de s’y soumettre vulgairement, ignoblement, égoïstement. Ce monstre est un homme.
Vous n’êtes pas Dolorès. Là est la clef du roman, autant qu’il n’est pas votre Humbert Humbert. Il n’y avait pas de nymphette, il n’y avait pas de Lolita.
Là était ma crainte, affûtée mais néanmoins muette et respectueuse, de votre chute d’arbre.
Vous n’êtes pas Dolorès. Là est la clef du roman, autant qu’il n’est pas votre Humbert Humbert. Il n’y avait pas de nymphette, il n’y avait pas de Lolita.
Là était ma crainte, affûtée mais néanmoins muette et respectueuse, de votre chute d’arbre.
… feu de mes reins.
Alors ! Ne vous laissez pas abattre par une viande un peu molle et un peu trop flétrie à votre goût et ma parole, foutez lui de grands coups de verges histoire de l’affermir et bouffez-là, comme une ogresse, de vos dents gâtées par l’acidité corrosive de vos douloureux théâtres. Et rappelez-vous que l’ardeur me dévore la tripe depuis le jour où je vous ai croisé, n’est-ce pas ?
Gavez-moi de vos têtes à queue qui me font, à vrai dire, tourner la tête et faites vibrer les cordes de ces violons qui sont si chers à nos yeux ! Si cette fée perverse est bel et bien revenue, et j’en suis convaincue, ne vous faites pas plus feignant que moi, ne dévoyez pas vers la facilité, ne vous laissez pas avoir pas vos discours paranoïaques qui sont eux, contrairement à vos écrits, sans queue, ni tête. Et donnez à cette fée le devoir et l’obligation de me donner des coups de baguette…magique bien entendu !
Et donnez un sens à vos tête à queue ! Mettez-moi le museau dans la chair et magnez-donc la baguette qu’elle vous fasse sa magie ma parole ! Vous me voyez pourtant, miauler comme un chat, aboyer comme un bâtard, hurler ma lycanthropie ! Vous le voyez bel et bien ! mais vous avez raison, les vraies femmes, aussi capricieuses soient-elles, méritent leur madrigal.
Gavez-moi de vos têtes à queue qui me font, à vrai dire, tourner la tête et faites vibrer les cordes de ces violons qui sont si chers à nos yeux ! Si cette fée perverse est bel et bien revenue, et j’en suis convaincue, ne vous faites pas plus feignant que moi, ne dévoyez pas vers la facilité, ne vous laissez pas avoir pas vos discours paranoïaques qui sont eux, contrairement à vos écrits, sans queue, ni tête. Et donnez à cette fée le devoir et l’obligation de me donner des coups de baguette…magique bien entendu !
Et donnez un sens à vos tête à queue ! Mettez-moi le museau dans la chair et magnez-donc la baguette qu’elle vous fasse sa magie ma parole ! Vous me voyez pourtant, miauler comme un chat, aboyer comme un bâtard, hurler ma lycanthropie ! Vous le voyez bel et bien ! mais vous avez raison, les vraies femmes, aussi capricieuses soient-elles, méritent leur madrigal.
Lo. Lii. Ta.
Concernant cette métaphore cinématographique autant déroutante que simple et réaliste, elle me fait peur, justement parce qu’elle est tout à fait vraie, trop vraie. Je vous rappelle qu’on meurt à la fin…
image : Un bout d'affiche de Lolita, film de Stanley Kubrick de 1962, inspiré par le roman de Vladimir Nabokov du même nom.


Vous méritez l'asphyxie de votre "museau" pour cette griffe appliquée et un bon coup de baguette en supplément pour la superbe insolence de votre compréhension.
RépondreSupprimerAu faite, je ne dis pas qui tient la baguette, qu'on se le dise bien. =)
Merci.